Se sortir du tabac


Continuer sur la bonne voie

Vous avez commencé à prendre les rênes de votre vie. Arrêter de fumer n’était qu’un premier pas, car une fois que l’on a trouvé le truc pour piloter sa vie, généralement cela rebondit dans bien d’autres domaines.
Je vous expliquais au début du livre que les neurologues pensent que la conscience a un droit de véto, c’est-à-dire qu’elle laisse faire notre esprit profond, automatique, tant qu’il suit la bonne voir pour nous, mais si besoin, nous pouvons apprendre à le remettre sur le chemin.
C’est ce que vous avez fait.

C’est le même mécanisme qui permet à une personne d’en hypnotiser une autre : des études pour scanner cérébral ont montré que l’hypnose ne bloquait pas le déclencheur inconscient d’un acte mais sa mise en acte.
Par exemple, vous pourriez avoir envie de bouger le bras, vous pourriez même avoir la forte impression de pouvoir le faire quand vous voulez…Pourtant, vous ne pourriez pas si un hypnotiseur vous avait bloqué le bras, ce que l’on appelle une catalepsie.
Sa conscience a bloqué votre Inconscient. Le déclencheur inconscient est intact, donc, vous gardez l’impression de pouvoir bouger mais une autre conscience que la vôtre dirige vos automatismes.
Votre conscience reste en retrait et se contente de surveiller que tout cela reste un jeu (elle n’autoriserait pas que l’on vous fasse faire quelque chose que vous réprouveriez.
Habituellement, bien sûr, ce mécanisme de contrôle vous appartient, mais il reste loin de votre petite conscience ordinaire. C’est ce qui fait que vous avez su apprendre à contrôler vos sphincters, enfant, ou que vous ne frappez pas votre chef de bureau qui vous enguirlande pour une faute que vous n’avez pas commise !
Si vous n’étiez qu’une machine automatique, un Inconscient sur pattes, et puisque votre raison arrive toujours au moins une demi-seconde trop tard par rapport à votre pilote automatique, vous ne devriez rien pouvoir contrôler du tout…
Votre conscience supérieure tient donc ce rôle de contrôle. C’est « vous » au sens noble. En réalité, c’est peut-être même seul « vrai nous », par-delà votre éducation et votre histoire de vie.