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Après l’induction hypnotique, le travail de l’hypnothérapeute consiste à interpeller l’inconscient, à le solliciter pour que les ressources psychiques profondes du patient soient pleinement mobilisées. Comme je l’ai déjà souligné, l’hypnose eriksonienne part du postulat selon lequel, il faut extirper le sujet de son fonctionnement conscient car ce dernier est associé à une pensée rationnelle et discursive limitante, donc moins propice au travail psychothérapique. A l’opposé, l’inconscient se révèle, quant à lui, être un interlocuteur privilégié puisqu’il fonctionne de façon plus globale. Il n’a nul besoin de catégoriser et ne procède à aucun travail d’analyse et de classement.
Au contraire, il ne se laisse pas emprisonner dans une quelconque trame temporelle et raisonne de manière purement analogique et symbolique. Ainsi, c’est lui représente le mieux l’aspect émotionnel, subjectif et affectif du sujet en collant de plus près au réel de l’expérience et de l’éprouvé.

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Dans toute forme de communication coexistent le langage de la conscience, c’est-à-dire le langage digital, et le langage analogique, qui est certes plus abstrait mais qui se révèle non moins important dans la relation à l’autre, comme peuvent en témoigner les travaux portant sur les différentes formes de communication pathologique (injonctions paradoxales ; théorie de la double contrainte de Grégory Bateson dans les familles de schizophrènes, etc.)
Adapter son langage en hypnose est donc très important si nous voulons libérer le patient de son fonctionnement conscient et nous adresser directement à son inconscient. A cette fin thérapeutique, il faut que l’hypnothérapeute procède à une véritable gymnastique linguistique et qu’il se départisse de des habitudes langagières pour ne parler que sur un mode purement analogique. Communiquer avec l’inconscient devient en quelque sorte le leitmotiv thérapeutique de l’hypnose.
La communication est donc toujours particulière. Elle peut même paraître étrange lorsque nous l’observons de plus près puisqu’elle utilise un langage essentiellement figuratif et dissociatif. Elle est en fait composée de phrases en suspens, d’un ton quasiment monocorde même s’il peut être ponctué en fonction du message que l’hypnothérapeute souhaite faire passer. Il peut, par exemple, mettre l’accent sur certains mots ou adjectifs afin que ceux-ci soient plus spécifiquement entendus. Cependant, la monotonie reste intéressante puisqu’elle engendre une déprivation sensorielle et donc une fuite de la pensée consciente. Comme nous le savons, la répétition, le calme et la pauvreté des messages entraînent une baisse de vigilance propice à l’instauration de la transe.

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La communication est également rythmée par un débit de paroles qui, généralement ralentit au fur et à mesure de la séance. De plus, elle est jalonnée de nombreuses pauses et de silences qui permettent au sujet de s’absorber encore plus à l’intérieur de lui, sans qu’il soit pollué par un flux de paroles incessant. De la même manière qu’en psychanalyse, ces silences peuvent inciter une association d’images, de ressentis et, plus largement, une mise en mouvement psychique et corporelle intérieure plus riche et internalisée.
D’autres modalités communicationnelles caractérisant le langage hypnotique peuvent être citées. Comme dans chaque langue, ces règles lexicales sont, par contre, sujettes à des exceptions qui seront toujours fonction du patient, de sa personnalité et de la relation hypnotique qui s’est tissée. C’est au praticien de l’hypnose de s’adapter à son patient et non l’inverse.

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Parce que son action vise particulièrement le niveau inconscient, l’hypnose n’assujettit pas le sujet à la temporalité de son aspect linéaire. Elle peut donc jouer avec le temps, le manipuler à des fins thérapeutiques. Par exemple, elle conjugue toujours au présent les expériences positives du patient afin de les réactualiser l’ici et le maintenant. Cela peut donner lieu à des fautes de conjugaison qui vont d’ailleurs renforcer la confusion hypnotique.
Par exemple : « Et vous allez vous laisser aller à ce souvenir où vous êtes en train de faire le premier pas. Vous avez un an peut-être ou alors vous êtes, je ne sais pas, autrement peut-être…et vous ressentez peut-être votre pied se soulever déjà, celui qui en a envie, il se soulève puis vient se poser plus loin. Peut-être à quelques centimètres de l’autre pied, il se soulève puis vient se poser plus loin, au même endroit et dans cette même pièce, et c’est agréable de sentir cette confiance que vient soulever cette légèreté, n’est-ce pas ?
De la même manière, il est utile de manipuler le futur au présent lorsque nos travaillons sur les problématiques qui appellent un apprentissage (préparation à un examen, à une compétition sportive ou à un accouchement).

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L’utilisation des pronoms personnels doit toujours être réfléchie. L’hypnothérapeute doit s’efforcer de s’adresser à l’inconscient. Ainsi, il doit au maximum éviter l’emploi du pronom personnel « vous » et privilégier « il » ou « elle » afin de parler un langage dissociatif. « Et en même temps que cette main se soulève, elle ressent une sensation agréable se diffuser lentement en elle… » et non « Vous sentez que votre main se soulève ». Il s’agit d’une rhétorique corps-sujet qui ancre la dissociation.
Le langage hypnotique se donne comme objectif de mobiliser le monde imaginaire et inconscient du patient, or la négation est absente du langage figuratif. Il la filtre et l’entend rarement comme telle. En effet, lorsque nous disons : « Ne pensez pas à un téléphone rouge », nous pensons d’abord à ce téléphone de couleur rouge avant de comprendre qu’il ne fallait pas le faire. La négation est donc rarement utilisée en hypnose et, lorsqu’elle est, son but est de dire ce qu’elle ne dit pas, ce qui peut s’avérer plutôt utile avec les sujets qui manient la négation avec beaucoup d’aisance : « Et surtout, n’entrez pas encore plus profondément dans un état de transe » est alors entendu comme « Entre plus profondément dans un état de transe » par le patient.
En dehors de ce contexte clinique, les formulations sont donc toujours affirmatives. Ainsi, l’hypnothérapeute s’abstiendra de dire « Et vous allez être de moins en moins tendu », mais plutôt « Et vous allez vous sentir de plus en plus calme ». L’hypnotisé entend le calme et la non la tension, écoute ce qui va nécessairement influencer positivement l’expérience somato-psychique intérieure qui va suivre.