Anti tabac pharmacie


Les troubles anxieux et les troubles dépressifs sont ceux que nous retrouvons le plus souvent dans notre pratique clinique. Ce constat hypnose et tabac tient sûrement au fait que leur prévalence ne cesse d’augmenter dans nos sociétés, même si elle reste difficile à chiffrer. Alors que les traitements médicamenteux ont été pendant longtemps prescrits en première intention, le corps médical a aujourd’hui la main moins lourde lorsqu’il s’agit de prescrire des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Conscients, hypnose fumer, de leurs effets secondaires et du contrôle médical régulier qu’ils nécessitent, les médecins préfèrent en effet souvent contourner ces traitements et proposer des solutions alternatives. Evidemment, il ne faut pas généraliser car ces traitements restent tout à fait justifiés et parfois indispensables lorsque les patients sont instables et qu’un geste suicidaire est à craindre. Cependant, arret de fumer hypnose les études ont démontré que dans la majorité des cas de dépression, le traitement chimique n’était pas légitime. Voire qu’il était à proscrire, particulièrement chez les enfants et les adolescents souffrant de dépression. Dans ce cadre, les études ont en effet prouvé que le risque suicidaire augmentait. Dans ce contexte où les traitements médicamenteux sont relégués au second plan, les psychothérapies deviennent donc la plupart du temps proposées. Parce que leurs effets sont attestés, mais aussi ancrés dans la durée, elles ont de plus en plus la faveur du corps médical.

La méthode hypnotique fait désormais partie intégrante, hypnose pour arret du tabac, de ce dispositif de prise en charge. Elle n’est pas bien sûr la seule à avoir démontré son efficacité dans ce type d’accompagnement, mais elle a l’intérêt de produire des effets rapides tout en amenant au soulagement escompté. En fait, de nombreux patients traités par l’hypnose témoignent aujourd’hui de son efficacité. Alors qu’ils se sentaient oppressés et enfermés dans leurs souffrances et dans leurs angoisses, arret du tabagisme, ils s’en sentent aujourd’hui libérés.

Sans entrer dans les détails nosographiques qui décrivent et qualifient ces deux affections différentes (qui peuvent aussi se croiser), les personnes souffrant de troubles anxieux et/ou de dépression se rejoignent sur un point : elles échappent au rationnel. En fait, leurs souffrances et leurs anxiétés permanentes finissent par tronquer leur perception de la réalité à tel point qu’ils s’en éloignent et construisent leur propre réalité souffrante. Chaque tentative de rationalisation échoue. Vous aurez beau prouver arret tabac sevrage à une personne phobique de l’ascenseur que cet objet n’est pas dangereux et qu’il ne la met pas en danger, elle vous rétorquera qu’elle le sait mais que ce fait lui importe peu car il ne l’aide pas à aller mieux. Bien sûr qu’elle en a pleinement conscience, mais cette prise de conscience n’a aucun impact sur l’intensité de son angoisse. Il en est de même pour un sujet souffrant de dépression. Ses idées noires sont telles qu’il passe littéralement à côté de sa vie dans ce qu’elle peut lui apporter de réconfortant. Bien qu’ils existent et qu’ils soient à porter de sa main, il n’identifie plus ces apaisements. La noirceur de ses pensées, hypnose pour arret tabac, l’en empêche. C’est comme s’ils le transperçaient sans jamais pouvoir agripper à l’intérieur de lui. Lorsqu’on les met face de lui, il dit alors souvent « oui, mais » avant de retomber dans sa dépressivité. Nous avons donc parfois le sentiment que ces sujets glissent entre nos doigts comme si leur impuissance interpellait la nôtre.

L’hypnose dans ce contexte, peut alors être utilisé à cette fin d’agrippement. En contournant ce rationnel et cette prise de conscience recherchée par certaines méthodes thérapeutiques, ce sont les résistances qui vont être contournées. Le sujet souffrant va ainsi s’extirper de son mode de fonctionnement pathogène et interpeller ses ressources en passant par un chemin qu’il avait perdu l’habitude d’emprunter : celui du corps, de l’imaginaire et des sensations. Comme nous le savons, l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes est en plus souvent très abimée par l’angoisse et la douleur qu’ils s’infusent en eux depuis des années. Elles les ont d’ailleurs souvent retirés du monde social et professionnel. Quant à la sphère familiale, elle est également fortement impactée. L’impression de subir, de porter un fardeau est constamment retrouvé dans leurs discours. Ils sont comme spectateurs arret tabac symptomes sevrage de leurs souffrances et de leurs angoisses, et expriment régulièrement un fort sentiment d’impuissance.

La méthode hypnotique peut être aussi intéressante pour ces sujets. Ce n’est pas elle qui soigne mais les sujets qui se soignent lorsqu’elle leur permet de dialoguer avec leurs potentialités. C’est d’ailleurs très important d’insister sur cet élément car elle les rend acteurs du changement qui s’opère. Ainsi, ce changement a plus de chance de s’ancrer profondément et durablement à l’intérieur d’eux.

Par exemple, en leur faisant éprouver des sensations de bien-être et de détente durant la transe, ça leur apprend, non seulement à regarder de nouveaux ces sensations qui ne leur étaient pas familières, hypnose pour arreter de fumer, mais aussi à faire l’expérience de ces sensations. Elles ne sont pas simplement sous leurs yeux, elles vivent dans et au travers de leurs corps. Par cette inscription dans le réel de l’éprouvé, ils deviennent les metteurs en scène de ce renouveau perceptivo-corporel.

La question du changement est très importante avec ces patients parce qu’ils se sentent souvent emmurés dans la souffrance et l’angoisse qui les habitent. Les métaphores de changement sont donc très utiles durant la transe hypnotique arret tabagique car elles répondent, avec justesse, à l’impression d’immobilisme qu’ils expriment régulièrement « J’ai beau essayer, c’est difficile », « Rien ne bouge, elle est toujours là, quoi que je fasse », « Je ne sais plus quoi faire, c’est sûrement trop tard », etc.

Ainsi, l’hypnothérapeute peut proposer des métaphores qui invitent à autre chose. Par exemple, la métaphore de la pousse de blé, du temps qui passe, de la cicatrisation d’une plaie…ou plus simplement, « après la pluie, vient le beau temps ». Evidemment, le choix des métaphores devra, si possible, entrer en résonnance avec l’histoire de vie du sujet. Si la personne aime jardiner, les métaphores des saisons seront plus utiles que celles qui se rapportent à la cicatrisation d’une plaie.

Claude Virot a remarqué combien sa pratique auprès des patients souffrant de dépression aigüe ou chronique s’était enrichie au contact de l’hypnose. Il utilise d’ailleurs régulièrement tant il a observé qu’elle améliorait notablement la vie de ses patients, et cela, en cinq séances la plupart du temps. Il avance notamment des chiffres intéressants arreter de fumée sur le pourcentage de patients guéris ou dont la symptomatologie s’est améliorée. Pour arriver à cette fin, il combine souvent plusieurs techniques hypnotiques qui répondent aux souffrances exprimées par ses patients. Les métaphores de changement en font partie, mais il utilise également la lévitation du bras pour que le sujet puisse objectiver ses potentialités. La visualisation du symptôme entre aussi dans le protocole qu’il a mis en place. Ainsi le patient peut le transformer en objet qu’il peut modifier, hypnose pour le tabac, rétrécir, assouplir ou, plus simplement déplacer. Dans ses prises en charge, les mandalas sont aussi utilisés comme des supports permettant aux sujets d’expérimenter un état de transe. Comme le faisait le psychiatre suisse Carl Gustav Jung au cours des thérapies, il invite ses patients à réaliser des mandalas à la fois pour libérer leur potentiel créateur, mais aussi pour leur permettre d’évacuer le stress car colorier un mandala ou le dessiner serait une voie d’accès à l’état de transe hypnotique. En quelque sorte, ils apprennent l’auto-hypnose.

D’autres points pourraient être évoqués sur l’utilité de l’hypnose dans le traitement et l’accompagnement des ces deux affections. L’hypnose est souvent indiquée pour les personnes souffrant de phobies (glossophobie, agoraphobie, arachnophobie, éreutophobie, etc), de troubles anxieux généralisés, mais aussi d’angoisses diverses, arreter de fumer. L’apprentissage de l’auto-hypnose est dans ces cas fortement conseillé puisqu’il permet au sujet de retrouver la maîtrise de ses émotions, de ses pensées et de ses comportements. Quand on sait que la plupart de ces troubles se nourrissent du sentiment de perdre le contrôle, il convient de travailler cet aspect, de sorte que le sujet puisse renouer avec sa subjectivité. C’est seulement par ce travail que la chaîne thérapeutique pourra se déployer.